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15/10/2015

« Aie toujours présent à l'esprit que tu as un corps qui appartient à la terre » (L.-C. de Saint-Martin, Le Livre Rouge, 264).

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« Qui suis-je ? Un vil amas de dégoûtantes ordures qui ne répandent en moi et autour de moi que l'infection (1). »

« Que suis-je, moi qui parle avec toi ? Malheur à moi ! Seigneur, épargne-moi ; moi, cadavre en décomposition, pâture des vers, ustensile infect, proie des flammes ! Que suis-je moi qui parle avec toi ? Malheur à moi ! Seigneur, épargne-moi ; malheureux homme que je suis ; un homme né de la femme, vivant peu de temps, rempli de mille misères (cf. Job, 14, 1) ; un homme devenu semblable à la vanité (cf. Ps. 143, 4), comparable aux bêtes sans raison et déjà devenu semblable à elles (cf. Ps. 48, 13). Que suis-je encore ? Un abîme ténébreux, une terre de misère, un fils de la colère, un ustensile à usage vulgaire (cf. Tim. 2, 20), engendré dans la saleté, vivant dans la misère, destiné à mourir dans l’angoisse. Hélas ! Misérable, que suis-je ? Que vais-je être ? Et que suis-je ? Un tas de fumier, une fosse de décomposition… »

Augustinus, Soliquia animae ad Deum, cap. 2 (édi. Des Mauristes, t. VI, col. 86 ; PL 40, 866-867)

(1) Louis-Claude de Saint-Martin, Prière n°8. in Jean-Marc Vivenza, Pratique de la prière intérieure, éditions La Pierre Philosophale, octobre 2015, p. 191