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15/10/2017

« NOUS SOMMES PLACÉS, DEPUIS NOS PREMIERS INSTANTS SUR CETTE TERRE, DANS UNE INCONFORTABLE ET ÉPROUVANTE SITUATION »

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« Ô homme ! Si tu n’es pas encore assez avancé pour verser des larmes sur ta misère, au moins ne t’abuse pas jusqu’à la regarder comme un état de bonheur et de santé. Ne te laisse pas prendre à ces fascinations qui te séduisent. Ne fais pas comme un enfant malade qui cesse de crier au bruit d’un hochet agité devant ses yeux, et qui même alors offre un visage riant et tranquille, comme si le mal qui le ronge n’était plus à redouter pour lui, quand la vue de ce hochet a suspendu pour un temps ses douleurs. Pour peu que tu fermes un instant tes yeux sur ces illusions qui te distraient, le mal ne tardera pas à se faire sentir. »

(L.-C. de Saint-Martin, Ecce Homo, § III)

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« Il serait donc fou de ne pas accepter les éclatantes preuves de notre réprobation, on ne connaîtrait pas d’attitude plus erronée, plus inconséquente, plus démentielle, que de se refuser d’admettre que nous sommes placés, depuis nos premiers instants sur cette terre, dans une inconfortable et éprouvante situation. Contrairement à ce que, dans leur indigence spirituelle, soutiennent les chantres du carpe diem, seul un insensé oserait affirmer le caractère enviable de notre sort, un dément, uniquement, qualifierait d’agréables les conditions que nous rencontrons lors de notre passage en ce monde. »

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Jean-Marc Vivenza, « Le sens spirituel de la mort selon la doctrine de l’illuminisme mystique », in  Entretiens spirituels et écrits métaphysiques, Le Mercure Dauphinois, 2017, p. 211.

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