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Memento mori



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Espace saint-martiniste, dédié à la méditation du sens de la mort.


« C’est pourquoi la mort, nous apprendront nos maîtres dans l’initiation, est amenée, insensiblement, par l’effet d’une étrange mutation, à se transformer, de signe de réprobation qu’elle était, en une possibilité jusqu’alors inaperçue. Lorsque l’homme ne se regarde plus comme un être de nature, lorsqu’il ne considère plus son état comme relevant d’une normalité existentielle, alors se manifeste en lui une intuition transcendante capable de le faire accéder à un autre ordre des choses, à un autre « ordre de science » selon la remarquable expression qu’emploiera Jean-Baptiste Willermoz. Cet autre « ordre » ici évoqué, est au fond la seule chance offerte aux hommes pour parvenir à la guérison des maux qui les dévorent, l’unique manière de transformer une douloureuse situation en un profitable remède. La mort, d’ignominieuse détermination, peut devenir un instrument de délivrance, un moyen de régénération : « … l’entrée dans la carrière de notre régénération qui est celle que la Sagesse suprême s’efforce sans cesse de nous ouvrir, comme étant la seule voie qui puisse nous ramener près de ce souverain Principe d’amour qui nous avait formés, et que nous avons forcé à nous bannir des domaines même qu’il nous avait confiés. » (L. – C. de Saint-Martin, Ecce Homo). (…) La méditation du sens de la mort, nous porte, comme nous le constatons, vers le secret non révélé de la finitude, un mystère spirituel par lequel l’homme doit nécessairement passer pour rentrer dans la vie de son esprit, en s’ouvrant à la trace symbolique du sacrifice (…). Ainsi la mort, et plus exactement la mort à soi-même, est donc (...) plus qu’un symbole, elle est un passage, une transfiguration, l’ouverture indispensable, la naissance à un mode de compréhension nouveau, capable d’introduire dans l’intelligence du mystère de la lumière incréée. »


Jean-Marc Vivenza, La clé d’or, pp. 116-119, Editions de l’Astronome, 2013.

Interêts

"Pulvis es, et in pulverem reverteris" (Gen., III, 19.)