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15/10/2016

« Mais le soir tu te couches dans l’affliction et dans les larmes, parce que tu as en vain cherché ton épouse »

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« Homme, le mal est encore plus grand. Ne dis plus que l’univers est sur son lit de douleurs ; dis : l’univers est sur son lit de mort. »

 

« Oui, soleil sacré, c’est nous qui sommes la première cause de ton inquiétude et de ton agitation. Ton œil impatient ne cesse de parcourir successivement toutes les régions de la nature ; tu te lèves chaque jour pour chaque homme ; tu te lèves joyeux, dans l’espérance qu’ils vont te rendre cette épouse chérie, ou l’éternelle SOPHIE, dont tu es privé ; tu remplis ton cours journalier en la demandant à toute la terre avec des paroles ardentes où se peignent tes désirs dévorants. Mais le soir tu te couches dans l’affliction et dans les larmes, parce que tu as en vain cherché ton épouse ; tu l’as en vain demandée à l’homme ; il ne te l’a point rendue, et il te laisse séjourner encore dans les lieux stériles, et dans les demeures de la prostitution.

Homme, le mal est encore plus grand. Ne dis plus que l’univers est sur son lit de douleurs ; dis : l’univers est sur son lit de mort ; et c’est à toi de lui rendre les derniers devoirs ; c’est à toi à le réconcilier avec cette source pure dont il descend, cette source qui n’est pas Dieu, mais qui est un des éternels ouvrages de sa puissance, et dont l’univers n’eût jamais dû être séparé ; c’est à toi, dis-je de le réconcilier avec elle, en le purgeant de toutes les substances de mensonge dont il ne cesse de s’imprégner depuis la chute, et à le laver d’avoir passé tous les jours de sa vie dans la vanité. »

L.- C. de Saint-Martin, Le Ministère de l’Homme-Esprit (1802), première partie, « De la Nature »


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