31/03/2026
« QUELLE AFFLICTION DE SAVOIR QU’IL EST TRÂHI PAR CETTE PIERRE FONDAMENTALE SUR LAQUELLE SE DOIT BÂTIR L’ÉGLISE ! »
Mardi Saint : le reniement de Pierre

« Quand est-ce que l’heure des ténèbres arriva ? […] Quand est-ce que ses disciples l’abandonnèrent ? Quand est-ce que saint Pierre le renia ? Ce fut quand le nombre des apôtres fut réduit à onze par l’apostasie de Judas. »
(Louis-Claude de Saint-Martin, Des nombres, § 1)

« Quelle affliction pour cet esprit qui vient s’immoler dans nous, de savoir qu’il est trahi non seulement par celui qui doit concourir à lui faire consommer son sacrifice, mais encore par celui pour qui même il vient s’immoler, c’est-à-dire, par ce Simon qui est en nous, par cette pierre fondamentale sur laquelle se doit bâtir l’Église ! Car l’esprit lui dit en nous : « Simon, Simon, Satan vous a demandé pour vous cribler comme on crible le froment, mais j’ai prié pour vous, afin que votre foi ne défaille point. Lors donc que vous aurez été converti, ayez soin d’affermir vos frères. »
Dans l’ardeur de notre zèle, et dans l’ignorance où nous sommes de toute l’étendue de l’épreuve, nous lui disons : Seigneur, je suis tout prêt d’aller avec vous, et en prison, et à la mort même. Mais l’esprit qui nous connaît bien mieux que nous ne pouvons nous connaître, nous répond : « Pierre, je vous déclare que d’aujourd’hui le coq ne chantera que vous n’ayez nié par trois fois que vous me connaissiez, parce que l’esprit voit à découvert tous les plans des mouvements des êtres, parce que cet esprit voit notre faiblesse, et le penchant que nous avons à lui être infidèles, et que comme le péché primitif a eu un triple caractère, et qu’il a opéré en nous une triple mort, nous répétons ce triple péché, ou cette triple infidélité dans nos épreuves particulières, jusqu’à ce que le coq, ayant chanté trois fois, comme pour annoncer ce malheureux triomphe de la matière sur nous, nous rentrions en nous-mêmes, et que, comme fit Pierre, nous versions des larmes sur notre péché et sur notre lâcheté. »

« … jusqu’à ce que (…) comme fit Pierre, nous versions des larmes sur notre péché et sur notre lâcheté. »
(Louis-Claude de Saint-Martin, Le Nouvel Homme, § 60)
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30/03/2026
« NOUS POUVONS FAIRE EN SORTE QUE LE SÉJOUR DU TOMBEAU LUI SOIT MOINS AMER. »
Lundi Saint : l'onction à Béthanie

« (…) Vous demandez quelle est la manière de prier. Un malade demande-t-il de quelle manière il doit exprimer ses douleurs ? Commande toujours au mal de s’éloigner, comme si tu étais régénéré dans tes pouvoirs. Invoque toujours le bien, comme si les faveurs suprêmes de t’avaient point abandonné. Ne regarde plus si tu es impur ou si tu es faible. Ne porte plus les yeux en arrière, et ne te prescris plus d’autre plan que celui de la persévérance. Tu peux, par ton opiniâtreté, recouvrer ce que la bonté divine t’avait accordé par ta nature. Dis donc sans cesse : je commande à l’iniquité de fuir loin de moi ; je commande à tous les secours naturels et spirituels de se rassembler autour de moi. Je supplie tous les élus purs de me conduire et de me protéger. Je me prosterne devant celui qui seul peut rétablir tous mes rapports. Chacune de ses paroles enfante un univers ; chacune de ses paroles peut placer des légions d’êtres vivants autour de moi, parce qu’il ne parle point sans enfanter la vie et la répandre dans les âmes qui la cherchent. (...) »

« (...) Hélas ! Nous pouvons oindre le Seigneur avec notre prière, comme cette sainte femme qui l’oignit avec des parfums avant sa sépulture ! »

(Louis-Claude de Saint-Martin, L’Homme de désir, chant 30.)
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29/03/2026
« QUE VOS RAMEAUX COUVRENT TOUTE SA TERRE, ET QU’ILS PORTENT LEURS TÊTES IMMORTELLES AU-DELÀ DU TEMPS ! » [*]
Dimanche des Rameaux

« Le combat a été livré, la victoire est remportée, nous n’avons plus à recevoir de la main de la mort que la palme du triomphe. »
(L.- C. de Saint-Martin, Pensée sur la mort, in Œuvres posthumes, 1807)
« Objets mensongers, puissances illusoires, puissances destructives, en vain vous réunirez vos efforts contre le nouvel homme ; sa pensée croîtra malgré vous : sa vertu ne sera point sujette à décliner, et à se détruire, comme celle de tous les êtres composés ; elle suivra la ligne de l’infini. C’est quand notre pensée est descendue par le crime, qu’elle a rencontré les bornes. C’est là où la ligne de l’infini s’est trouvée rompue. Heureuses bornes de notre infortune ! Heureuse rupture ! Amour, c’est par là que tu as abrégé notre séjour dans l’abîme. Toutes les régions de l’univers ne sont-elles pas contigües ? L’arbre qui a le pied caché dans la terre, participe, par ses rameaux, à toutes les actions de l’atmosphère. »

« La pensée de l’homme enseveli dans les ténèbres de son corps, pourquoi ne participerait-elle pas à toutes les actions de son atmosphère céleste ? »

« Tristes rejetons de la postérité humaine, vous êtes tous solidaires. »
« Les douleurs de vos frères ne sauraient vous être étrangères. S’ils sont dans l’atmosphère corrompue, leurs influences doivent se communiquer jusqu’à votre demeure ; et vous avez alors la double tâche de vous défendre de la corruption, et de poursuivre votre croissance.
Où sont ceux qui, du sein même de leur prison, ont obtenu de pouvoir purifier l’atmosphère, et rendre la santé à leurs frères ? Où sont ceux qui ont les yeux ouverts sur l’abîme, et que la prière y plonge pour en arracher le malheureux ?
Consolez-vous hommes de paix, vous n’êtes pas non plus séparés de ceux de vos frères qui habitent une atmosphère pure. »
(L.-C. de Saint-Martin, Le Nouvel Homme, § 55)
[*] (L.-C. de Saint-Martin, L’Homme de désir, chant. 105)
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